jeudi 3 décembre 2009

c'est reparti pour un tour

Arrivée au boulot à 8H00, les larmes aux yeux.
La dépression, c'est tel que J.K. Rowling le décrit: une bete noire qui vole toute la joie de vivre. On a l'impression qu'on ne pourra plus jamais etre heureux.
Accueuillie par J et sa tete désolée "ne fais pas ton caliméro, ça serait plutot à moi de le faire."
Puis rien. Il ne dit rien. Me dis qu'il a eu mon mail et point.
A la lunch break, je lui ai demandé. "on fait quoi, alors? je t'engueule à chaque fois que je te vois?" "ah non, mais je me suis dit "la pauvre, elle doit croire que je m'acharne sur elle."" "Oui, elle croit"
Donc, il m'a juste dit que non, ce n'était pas de l'acharnement, que ce n'étaient que des coincidences et blablabla... Je lui ai dit qu'hier, j'avais récupéré une connerie de trois collégues en tout et que ça plus mes nuits blanches, je suis allée pleurer en sortant du boulot.
Je lui ai demandé aussi si deux jours à lui tirer la tronche ça n'avait pas été assez. et il m'a répondu qu'il préfererait que je le gifle. "mais je m'en fous de te gifler, je veux juste que t'arrete de me mettre des batons dans les roues!"
De toutes façons, j'ai perdu mes illusions, il fera toujours des conneries.
Et j'en veux à mon coeur, de lui avoir fait confiance. Je suis déçue et je n'aime pas que les gens me déçoivent. En plus, il m'a fait pleurer alors, non, c'est sur, un calin ne suffira pas. mais une folle nuit d'amour peut etre... non, en fait, il est beaucoup moins sexy qu'avant. Weird, isn't it?

Je compte donc trois nuits blanches. Et je n'ai plus d'appétit. M. m'a dit "tu vas voir, la dépression, c'est cyclique." Je crois bien qu'elle a raison.
J'ai pas envie de manger, pas envie de bosser, pas envie de sortir de chez moi, pas envie de rire.

Et mon seul rayon de soleil vient de... mes stagiaires. L'un d'entre eux à dit à M. que j'étais sa prof préférée, qu'il n'étais pas le seul du groupe dans ce cas là. Il parait que fucking J. a fait de la pub pour une de mes collégues en disant qu'elle était géniale et qu'en fait ils ont tous été déçu. Ils me trouvent dynamique, assez "autoritaire" pour les ramener à l'anglais, tres pédagogue, patiente et surtout, ils aiment que je m'adapte à leur besoin.
Si ça continue, je vais finir par croire que je suis une bonne prof.

mercredi 2 décembre 2009

fuck!

J. a recommencé. Il a encore fait une connerie qui me fout dans la merde.
Mail: "tu me prends pour une grosse poire bien conne ou ce ne sont que des malheureuses coincidence? J'hésite entre penser que t'es à l'ouest et en plus jeune papa et penser que t'en n'as rien à cirer de me faire chier à chaque fois."
Juste avant de voir sa connerie, j'ai du m'excuser pour la connerie d'une autre collégue qui a mal prit un rendez vous.La stagiaire est arrivée à 17h00 et j'ai du la renvoyer chez elle. Trop de bonheur!
Je suis épuisée physiquement et psychologiquement. J'ai juste envie d'aller pleurer sous la couette et je ne peux meme pas.
Fortunately, je suis chez mes parents et mon chat ronronne de plaisir de me voir. Voy à calinar my gato!!!

Quand l'insomnie revient...

Deux nuits blanches, in a row. Ca commence à se voir, ça commence à peser sur mes "freles" épaules.
Je n'ai qu'une envie, choper une bonne grippe pour ne plus pouvoir aller travailler. Tant que j'arrive à me lever, je vais au combat. Les factures ne se paieront pas toute seule, unfortunately!
Et, d'une façon surprenante, ce sont les stagiaires qui me donnent du courage. Leurs compliments me vont droit au coeur, meme si j'ai toujours du mal à y croire. Je ne peux pas m'empecher de penser que c'est pour mon sourire qu'ils m'apprécient, pas pour mes compétences.Peu importe, en ce moment, ils sont gentils comme tout, c'est tout ce qui compte.
J'avais envie de poster et je m'aperçois que je n'ai rien de transcendant à dire. Rien d'interessant.
Je vais manger chez mes parents ce soir. Ma mére va encore me souler à me raconter ses vacances en Egypte. Elle est comme son père, ce besoin de parler tout le temps, de tout raconter dans les moindres détails... Mon grand pere était tellement comme ça...
Petite rechute dans mon moral hier. crise de larmes dans ma voiture, juste avant d'aller en cours.
J'aurais tellement voulu que ma grand mère me voit réussir à l'IUT, réussir avec les adultes. Elle aurait été fiére de moi, bien sur, je le sais. Mais ces mots d'encouragement me manquent. je voudrais entendre quelqu'un me dire "moi, j'ai confiance en toi, chou." ou bien "mais bien sur que tout le monde t'aime, t'es tellement gentille."
Savoir que quelqu'un vous aime, est fier de vous et vous soutient, y a t il quelque chose de meilleur?